MENSONGES ET MANIPULATION

27 août 2018

LE JOUR APRES ROSWELL ou comment l'homme est passé de l'ère du cheval à celle des étoiles en quelques décennies - partie 2

16 – Ma dernière année aux R&D

Les dossiers Hoover, les fibres optiques, la super‐ténacité, et autres choses.

Corso venait à peine de lever la tête des dossiers de son bureau sur les propositions techniques pendant les mois d’hiver en 1961. Même durant les vacances de Noël, le travail avait continué, alors que la plupart des habitants de Washington aiment faire une pause et se diriger vers les montagnes de Virginie-Occidentale ou la campagne du Maryland. Corso avait beaucoup voyagé durant les derniers mois de 1961, voyant les armes subir des tests sur les terrains d’essais autour du pays rencontrant les chercheurs universitaires pour des sujets divers comme la préservation de la nourriture ou la conversion de piles atomiques usées en armes, et à développer des rapports de renseignement pour le général Trudeau sur les sortes de technologie qui pourraient créer le développement de nouvelles armes dans la prochaine décennie. Corso jetait aussi un œil sur tous les rapports en provenance de l’AIC (Air intelligence Command) à propos des observations d’ovnis sur lesquelles devaient réfléchir les renseignements de l’armée. L’AIC était le niveau de classification suivant pour les gens du projet Blue Book.

Leur travail, derrière leur fonction manifeste de déplacer tout rapport d’ovni urgent sur l’échelle de sécurité aux prochains niveaux où ils pourraient disparaître derrière le voile du camouflage, était de classifier le type d’événement ou d’incident que l’observation semblait indiquer. D’habitude, cela voulait dire séparer les observations de vrais avions qui devaient être étudiées par les renseignements militaires et les vraies observations d’ovnis qui nécessitaient d’être traitées par tous les éléments du groupe de travail, qui surveillaient, pour être renvoyées au Blue Book afin d’être divulguées. L’AIC adorait avoir des observations fausses à retourner : une météorite évidente qu’ils pouvaient confirmer, quelques anomalies visuelles dues à un alignement de planètes, ou, le meilleur de tous, un couple de clowns qui avait décidé d’effrayer les habitants d’une ville avec une farce d’Halloween. Ils y avaient des gars qui courraient avec des chaussures de ski dans les champs de blé, ou quelqu’un qui envoyait des photos de moules à gâteauvolants aux journaux locaux. Alors les gens du Blue Book pouvaient envoyer l’histoire à la presse pour publication, et tout le monde se flattait pour le travail qu’ils faisaient. La vie pouvait être amusante dans les années 1960, et plus spécialement si vous ne saviez pas la vérité.

Dans les années 1950, Hoover était intéressé par les rumeurs sur Roswell parce que tout ce que la CIA tenait entre les dents la rendait nerveuse. Si c’était seulement les militaires qui faisaient un coverup, il pouvait vivre avec cela, bien qu’il pensait que les militaires n’avaient jamais lancé l’OSS pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Mais une fois qu’il avait suspecté la CIA de faire partie de l’histoire de Roswell, il voulut en faire partie aussi. De fait, durant ses années de présence à la Maison Blanche, Corso ne put rien lui dire. Ce n’est qu’en 1961 qu’il eut en main ce qui s’était réellement passé à Roswell, mais à ce moment-là, il n’eut pas à le contacter. Hoover l’appela. Ils découvrirent qu’ils pouvaient s’aider mutuellement. Hoover était un fanatique de l’information. S’il y avait la plus petite information dans les alentours, rumeur ou vérité, l’inclure dans ses dossiers était une obsession. L’information était une commodité valable pour lui, il allait l’échanger avec quiconque au gouvernement. En Janvier 1962, tout ce qu’avait à l’esprit Corso c’était de rétablir une relation avec J. Edgar Hoover. Non seulement il possédait les morceaux et les pièces de l’histoire de Roswell que voulait Hoover, mais il avait aussi des informations sur les activités domestiques de la CIA. Hoover fut plus qu’intéressé par le partage de ces informations et ils continuèrent de discuter durant toute l’année 1962, jusqu’à ce que Corso quitte l’armée et rejoigne l’équipe du sénateur Thurmond.

Leur relation continua durant toute l’année 1963 et, en 1964, quand Corso fut l’enquêteur pour le sénateur Russel dans la commission Warren, Hoover poursuivit sa propre enquête indépendante sur l’assassinat du président. Corso n’est pas sûr que J. Edgar Hoover ait réellement cru à l’histoire de Roswell, une conspiration pour cacher quelque chose d’autre, ou juste une illusion qui est devenue une hystérie des masses en provenance du désert. Il y avait temps de détails enterrés dans les mémos militaires et maintenus sous un cover-up (opération de dissimulation) qu’il n’avait pas la possibilité de savoir la vérité. Mais comme le bon flic qu’il était, il récupérait toute l’information qu’il pouvait trouver et continuait à chercher quelque chose qui ait un sens.

Si l’armée voyait une menace pour la société, alors Hoover pensait qu’il y avait une menace. Et à chaque fois qu’il pouvait suivre un rapport sur une observation, avec une très discrète apparition d’un couple d’agents du FBI pour interroger les témoins, il le faisait. Il faisait plus que partager l’information avec Corso, et c’est comme cela que Corso trouva quelques histoires non publiées de mutilation de bétail au début des années 60. Sa connexion avec Hoover était importante pour lui alors qu’il commençait son travail dans les premières semaines de 1962, parce que le niveau de recherche des développements devenait très intense. Quand le directeur du FBI parlait avec Corso, celui-ci avait ses questions déjà prêtes. Aucune information échangée ne fut écrite, et toutes les notes que Corso prit pendant les conversations furent détruites par lui.

Même aujourd’hui, bien que des agents du FBI aient contacté Corso à propos d’enregistrements supposés oubliés dans de vieux dossiers, il ne sait quelles notes le directeur du FBI prit pendant leurs conversations. Parce qu’ils se faisaient mutuellement confiance, et qu’ils se voyaient tous les 6 mois, même après le départ de Corso du gouvernement, il ne donna jamais suite à ce qu’il avait dit et ne demanda jamais une vérification des informations contenues dans les dossiers. Corso pense que Hoover apprécia cela. En février 1962, Corso avait garni ses dossiers de projets pour une course finale qui l’entraînerait jusqu’à la fin de cette même année. Le premier dossier sur le bureau était « Les filaments de verre »

 

Fibres optiques

Les membres de l’équipe de récupération qui avaient fouillé à l’intérieur du vaisseau, le matin de la découverte, avaient dit au Colonel Blanchard, de retour au 509e groupe, qu’ils étaient stupéfiés de ne pas trouver d’installation électrique conventionnelle. Où étaient les connexions électriques ? demandèrent-ils, parce que, manifestement, le vaisseau avait de l’électronique. Ils ne comprirent pas la fonction des circuits intégrés qu’ils trouvèrent, ils étaient complètement intrigués par les filaments de verre qui courraient le long des panneaux du vaisseau. Au début, quelques scientifiques pensèrent qu’ils contenaient le système électrique manquant, celui qui avait aussi intrigué les ingénieurs alors qu’ils emballaient le vaisseau pour l’expédier.

Peut-être qu’il faisait partie de l’harnachement qui s’était brisé pendant l’écrasement. Mais ces filaments avaient une étrange propriété. L’harnachement semblait avoir été descellé d’un panneau de contrôle et avait été séparé en douze filaments qui ressemblaient à quelque chose comme du quartz. Quand, de retour au hangar du 509e, les officiers de l’équipe de récupération appliquaient de la lumière sur un des bouts du filament, l’autre bout présentaitune couleur spécifique. Différents filaments émettaient différentes couleurs. Les fibres, en réalité des tubes de cristal de verre, allaient vers une boîte de jonction qui semblait reconnaître les différentes couleurs électriques pulsantes à travers le tube.

Lorsque les ingénieurs, évaluant le matériel de Roswell, surent que chaque couleur de lumière avait sa propre longueur d’onde, ils estimèrent que la fréquence de la longueur d’onde activait un composant spécifique dans le panneau de contrôle du vaisseau. Mais derrière ceci, les ingénieurs et les scientifiques étaient déconcertés. Ils ne pouvaient même pas déterminer la source d’énergie du vaisseau. Et la chose la plus folle de toutes était que les filaments étaient non seulement flexibles, mais émettaient de la lumière, même quand ils étaient inclinés vers le bas ou pliés comme une feuille de papier. Comment la lumière faisait-elle pour tourner ?

Les ingénieurs étaient stupéfaits. C’était un des mystères du vaisseau de Roswell qui resta caché jusqu’aux années 50, jusqu’à ce que quelqu’un leur parle des expériences sur les fibres optiques à Bell Labs. La technologie était très nouvelle, dit Hans Kohler à Corso durant un bref entretien privé en 1962, mais la possibilité d’utiliser la lumière pour transporter toutes sortes de signaux, à travers un simple filament de verre, amenait de grandes promesses. Il expliqua que les prémisses de la fibre optique étaient d’avoir un filament de verre si fin et libre de toutes impuretés que rien ne pouvait empêcher la lumière de se déplacer le long de l’axe. Vous deviez aussi avoir une source lumineuse à un des bouts, expliqua-t-il, pour générer le signal, et Corso pensa aux essais réussis du laser rouge, testé à l’université de Columbia. Il savait que les extraterrestres avaient intégré ces deux technologies pour leurs communications par câble de verre dans leur vaisseau. « Mais qu’est-ce qui fait tourner la lumière ? » demanda Corso au professeur Kohler, incrédule à l’idée que les extraterrestres avaient réussi à défier une des lois de la physique. « C’est une sorte d’illusion ? »

« Ce n’est pas une farce » expliqua le scientifique, « cela ressemble à une illusion parce que les fibres sont si fines que vous ne pouvez pas voir les différentes couches sans microscope. » Il montra à Corso, quand celui-ci lui donna les morceaux de filament brisés qu’il avait dans sa mallette, que chaque brin qui était enrobé dans un matériau solide avait une double épaisseur. Quand vous regardiez au centre de l’axe vous pouviez voir que l’extérieur du filament était une autre couche de verre. Le Dr. Kohler expliqua que les rayons individuels de lumière étaient réfléchis vers le centre par la couche de verre extérieure de la fibre, ainsi la lumière ne pouvait pas s’échapper. En faisant courir les fibres de verre autour des coins et, dans le cas du vaisseau de Roswell, à l’intérieur des murs de l’appareil, les extraterrestres étaient capables de tordre la lumière et de la focaliser de la même façon que l’on peut diriger le flot de l’eau à travers un pipeline.

Corso n’avait jamais rien vu de la sorte auparavant. Kohler expliqua que, comme les lasers, la lumière pouvait transporter toute sorte de signal : lumière, son, et même des données digitales. « Il n’y a pas de résistance au signal » expliqua-t-il, « et vous pouvez disposer de plus d’information dans le rayon de lumière. » Corso lui demanda comment les extraterrestres avaient pu utiliser ce type de technologie. Kohler suggéra que toutes les communications de l’appareil, images visuelles, télémétrie, et tout signal amplifié que le vaisseau envoyait ou recevait d’autres vaisseaux ou des bases sur la Lune ou sur la Terre, devaient utiliser ces câbles de fibres de verre.

« Ils semblent avoir une capacité énorme pour transporter tout type de charge » suggéra-t-il ». « Et si un laser peut amplifier le signal, ces câbles peuvent transporter une multiplicité de signaux au même moment. » Corso était plus qu’impressionné. Avant même de lui demander quelles applications cela pourrait avoir dans l’armée, il pouvait voir comment ils pourraient communiquer dans des zones de combat avec plus de sécurité, parce que les signaux seraient moins vulnérables aux interférences. Alors le professeur Kohler suggéra l’utilisation de ces fibres pour transporter des images de minuscules caméras directement sur les armes afin de contrôler les systèmes de lancement. « Imaginez » dit-il, « être capable de tirer un missile et de voir avec les yeux du missile où il va. Imaginez être capable de visualiser la cible et même si elle essayait de s’échapper, vous pourriez le voir et faire les ajustements nécessaires. ». Kohler commença à décrire le potentiel des senseurs basés sur les fibres optiques qui pourraient un jour suivre les mouvements ennemis au sol, transporter des données visuelles de satellites de surveillance, et rassembler des systèmes de communication très compliqués dans de très petits espaces. « Le programme spatial est entièrement dépendant du transport des données, voix, et images. » dit-il, « Mais maintenant, cela prend trop de place pour stocker tous les relais et les commutateurs et il y a trop d’impédance au signal. Cela limite ce que nous pouvons faire dans une mission. Mais imaginez si nous pouvions adapter cette technologie pour nos propres besoins. » Puis il regarda Corso droit dans les yeux et dit la chose à laquelle Corso pensait, « Vous savez que c’est LEUR technologieC’est une partie de ce qui les rend capables d’avoir des missions d’exploration. Si cela devient aussi NOTRE technologie, nous serons capables de rivaliser avec eux. » Ensuite, il questionna Corso sur les engagements militaires. Il expliqua que quelques uns de leurs laboratoires de recherche étaient déjà en train de regarder les propriétés du verre comme signal conducteur.

« Où se passe la meilleure recherche sur les fibres optiques ? » demanda Corso. « Bell Labs » répondit Kohler, « cela prendra 30 ans pour développer ceci mais un jour, une grande partie du trafic téléphonique sera transportée par un câble de fibre optique.

» Les R&D avaient des contacts avec Bell Labs comme avec bien d’autres fournisseurs avec lesquels ils travaillaient, donc Corso écrivit un court mémo et une proposition au général Trudeau sur le potentiel des fibres optiques pour une série de productions dont lui et Kholer avaient discutée. Il décrivit les propriétés de ce qu’ils avaient d’abord appelé un harnais de fils électriques, expliqua comment cela transportait le signal laser, et, plus important, comment ces fibres faisaient tourner un rayon de lumière autour d’un coin et la conduisait de la même façon qu’un courant électrique. Imaginez un rayon de lumière de haute intensité suivre le même chemin que vous donneriez à une courant d’eau dans une baignoire, écrivit Corso.

Imaginez le pouvoir et la flexibilité qu’elle donne aux EBE, et plus particulièrement, lorsqu’ils utilisent le signal lumineux pour transporter une information codée. Cela permettrait à l’armée de recréer entièrement son infrastructure de communication et permettrait à nos satellites de surveillance de trouver et d’enregistrer des informations sur des cibles potentielles directement dans les installations de commandement et de contrôle. La Navy serait capable de voir le déploiement complet de la flotte ennemie, l’Air Force pourrait voir les escadrons ennemis approcher et les cibler par-dessus même si nos avions étaient encore au sol, et ce serait pour l’armée un avantage stratégique insoupçonné. Corso n’eut pas à attendre longtemps pour avoir la réponse du général.

Western Electric Research Facility

« Faites-le » ordonna-t-il, « et faites que cela aille vite. Je vous donnerai tous les moyens de développement nécessaires. Dites-leur cela ». Et avant la fin de la semaine, Corso avait un rendez-vous avec un chercheur au « Western Electric Research Facility » à l’extérieur de Princeton, New-Jersey. Corso lui dit que cela provenait d’une technologie étrangère, quelque chose que les renseignements avaient récupéré des nouvelles armes que les Allemands de l’Est développaient. « Si vous pensez que ce que vous avez » dit le chercheur au téléphone, « va nous intéresser pour nos recherches en cours, nous serions fous de ne pas vous prêter une oreille et de vous écouter un après-midi. » « J’ai besoin de moins d’un après-midi pour vous montrer ce que je possède » dit Corso. Alors, il rangea ses rapports sur Roswell dans sa mallette, s’acheta un ticket d’avion, et se mit en route.

 

Les fibres à super‐ténacité

Même avant 1960, quand Corso était dans l’équipe de la sécurité nationale, l’armée avait commencé des recherches dans les fibres pour gilet pare-balles, armure corporelle à l’épreuve des éclats d’obus, des parachutes, et une peau protectrice pour les autres articles militaires. La soie à toujours été le matériel choisi pour les parachutes parce qu’elle est légère, a une très forte résistance à la traction qui lui permet de s’allonger, de garder sa forme, et de résister à des forces énormes. L’armée cherchait ce qu’elle appelait la « Fibre à ténacité ». Corso pense que c’est la découverte sur le site de l’écrasement qui lança la recherche de l’armée. Parmi les articles, dans le dossier de Roswell, qu’ils conservaient de la récupération, il y avait des brins d’une fibre que même le rasoir ne pouvait pas couper. Quand Corso les regardait à travers une loupe grossissante, c’était gris terne et entremêlé. Il supposait que c’était ce qui donnait les propriétés surnaturelles à cette fibre.

Vous pouviez la tirer, la tordre autour d’objets, et lui faire subir une torsion qui aurait déchiré n’importe qu’elle autre fibre, puis lorsque vous relâchiez la tension, la fibre retrouvait sa longueur originale sans perte de tension dans sa forme. (Ndbl - Matériau à mémoire de forme Nickel/Titane - Nitinol) Cela rappela à Corso les filaments d’une araignée. Ils devinrent très intéressés par cette matière et commencèrent à étudier une variété de technologies, toile d’araignée incluse parce que dans la nature, elle montrait des propriétés naturelles de super-ténacité. Quand les scientifiques à Roswell virent comment cette fibre, pas un vêtement, pas de la soie, mais quelque chose comme de la céramique, enveloppait le vaisseau et formait l’autre couche de peau des EBE, ils réalisèrent que c’était une voie de recherche très prometteuse. Quand Corso examina le matériel et reconnut les similitudes avec la toile d’araignée, il réalisa qu’une des clés pour produire ceci commercialement était de synthétiser les protéines et de trouver une voie pour simuler un procédé d’extrusion. Le général Trudeau encouragea Corso pour commencer à contacter des manufacturiers, dans le plastique et la céramique, et plus particulièrement Monsanto (Ndbl - Roundup) et Dow, pour trouver qui faisait des recherches sur la matière à super ténacité, et plus particulièrement dans les laboratoires universitaires.

Corso ne découvrit pas seulement que Monsanto cherchait un moyen pour développer un procédé de production en masse d’une toile similaire à celle d’une araignée, il entendit aussi qu’ils travaillaient déjà avec l’armée. Les chercheurs de l’armée, du corps médical, essayaient de reproduire la chimie d’une toile d’araignée. Des années plus tard, après que Corso eut quitté l’armée, les chercheurs des universités du Wyoming et de Dow Cornig commençaient aussi des expériences sur le clonage des gènes de la soie industrielle, et de développer un processus pour extruder les fibres de soie dans une substance utilisable qui pourrait être incorporée dans lesvêtements. Leur contact, au sein du corps médical, les informa que la reproduction des fibres à haute ténacité était en cours depuis 1962, mais que toute aide de la part des R&D pourrait être utile aux compagnies qui travaillaient sur cela et que cela ne nécessiterait pas de budget séparé. Corso savait que quel que soit le secret, un amalgame de peau autour d’un vaisseau donnerait à celui-ci la protection que le vaisseau de Roswell avait et resterait relativement léger. À nouveau, Corso ne découvrit rien d’autre à propos de cela que seulement bien plus tard, mais la recherche dans cette sorte de fabrication était déjà en route par un scientifique qui deviendrait, des années plus tard, un prix Nobel. À une réunion, trois ans plus tôt, à l’American Physical Society, le Dr. Richard Feynman donnait sa théorie sur les possibilités de créer des substances dans lesquelles la structure moléculaire serait si condensée que la matière résultante aurait des propriétés complètement différentes de la même matière non compressée.

Par exemple, suggéra Feynman, si les scientifiques pouvaient créer une matière dans laquelle les structures moléculaires ne seraient pas seulement compressées mais arrangées différemment de la structure moléculaire normale, les scientifiques seraient capables d’altérer les propriétés physiques de la substance qui conviendrait pour des applications spécifiques. Cela ressemblait à des sottises pour l’American Physical Society. En réalité, cependant, les structures moléculaires compressées furent une des découvertes qui fut faite par quelques uns des scientifiques faisant partie des groupes d’étude aussi bien à Alamogordo, juste après l’écrasement de Roswell, qu’à Wright Field, ceux qui avaient récupéré le matériel.

Bien que Corso n’ait jamais vu de mémo sur ce sujet, il lui fut dit que Feynman était entré en contact avec des membres du groupe d’Alamogordo et qu’il connaissait un peu les découvertes sur le site de l’écrasement à Roswell. Corso ne sait pas si ces découvertes lui suggérèrent ses théories sur les propriétés des structures moléculaires compressées ou si ses idées étaient les extensions de ses théories sur la mécanique quantique. Mais les théories du Dr. Feynman concordent avec les efforts de l’armée pour reproduire la composition des fibres à haute ténacité et du processus d’extrusion. Dans le milieu des années 1960, le travail n’était pas seulement en route dans l’industrie de la céramique et de la chimie, mais aussi dans les laboratoires des universités américaines et aussi en Europe, en Asie, et en Inde. Les scientifiques dirent aux R&D qu’une des voies pour développer la super ténacité était dans l’alignement croisé de matériaux composites en couches. C’était les prémisses pour une armure corporelle qui protégerait contre les blessures par pénétration dans la peau, ou des éclats d’obus. « Maintenant, cela ne va pas vous protéger des contusions » dit le général Trudeau à Corso après une réunion avec les chercheurs du corps médical de l’armée, à Walter Reed, « et le choc d’un impact pourra être assez puissant pour tuer quelqu’un, mais ne provoquera pas de déchirement dans votre corps. »

Corso pensa aux multiples traumatismes visibles lors d’une bataille et pouvait imaginer l’impact laissé par un grand choc, même s’il ne pénétrait pas la peau. Mais durant l’élan donné par le général et les contacts qu’il avait pris pour Corso avec Du Pont et Monsanto, ils poursuivirent la recherche avec agressivité afin de développer une matière pour gilet pare-balles. Corso transporta les dossiers décrivant le matériel découvert à Roswell dans ses réunions auprès de ces compagnies et montra cette fabrication aux scientifiques qui leur rendaient visite à Washington.

En 1965, Du Pont annonça la création du Kevlar qui, à partir de 1973, fut disponible à la vente comme gilet pare-balles et qui est toujours utilisé aujourd’hui dans l’armée. Corso ne sait pas combien de vies ont été sauvées, mais à chaque fois qu’il entend parler qu’un officier de police a été sauvé par un gilet en kevlar, il se rappelle les jours où ils commençaient à considérer la valeur d’un matériau fait de couches alignées et il remercie les officiers qui ont pris part au développement. Une des plus grandes rumeurs qui flottait dans l’air, des années après que l’histoire de Roswell devienne publique suite au témoignage d’un officier de l’Air Force à la retraite, le Major Jesse Marcel (Ndbl – celui-là même qui, selon les instances de l’armée américaine, n’aurait su faire la différence entre un engin non construit par l’homme et un ballon-sonde. On serait en droit de se demander qui compose cette armée), fut que la technologie Stealth, pour les avions, était le résultat de ce qu’ils avaient appris à Roswell. C’est vrai, mais ce n’est pas un transfert direct de technologie.

Les renseignements militaires savaient que sous certaines conditions, le vaisseau EBE avait la capacité de disparaître des écrans radar, mais ils ne savaient pas comment les EBE faisaient. Ils avaient aussi des morceaux de ‘peau’ du vaisseau, laquelle était une matière composite de fibres à molécules alignées. Corso pense qu’ils n’ont pas essayé de retrouver le processus pour créer le même composite, exactement comme ils n’avaient pas été capables de reproduire le système de navigation électromagnétique. Mais à travers l’étude sur la façon dont ces matériaux travaillaient, ils copièrent ces composites qui conduisirent à une nouvelle génération d’appareils volants. Bien que le public apprit l’existence de la technologie Stealth pendant la campagne de Jimmy Carter en 1976, il ne vit le Stealth en action que durant la guerre du Golf. Invisible aux radars, invisible aux têtes chercheuses des missiles, frappant dans la nuit comme un démon, le chasseur Stealth, avec sa forme d’aile volanteressemblait étrangement au véhicule spatial qui s’était écrasé à Roswell. Mais, derrière les apparences, la peau composite du Stealth, qui l’aidait à le rendre invisible à toute forme de détection, était inspirée de la recherche des R&D sur la peau du vaisseau de Roswell qu’ils avaient divisée en morceaux afin de les distribuer aux laboratoires dans tout le pays.

Obus d’artillerie invisible avec uranium appauvri

Pour l’Air Force, la technologie Stealth voulait dire qu’un appareil aérien pouvait approcher une cible, tout en restant invisible aux radars, et maintenir son avantage pendant toute la durée de sa mission. Pour l’armée, la technologie Stealth fournissait à ses hélicoptères un avantage considérable dans la mise au point de missions de recherche, de destruction et de reconnaissance des territoires ennemis. Mais la possibilité d’un obus Stealth, qu’ils avaient conçu aux R&D en 1962, fournirait quelque chose que les armées avaient toujours cherché depuis le premier déploiement d’une artillerie, par Henry V, à Azincourt au début du 15e siècle. Dans toute bataille d’artillerie, une fois qu’un obus est tiré, il peut être suivi par un observateur jusqu’à sa source, pour ensuite pouvoir la détruire. Le camouflage permit de se protéger de ceci jusqu’à l’arrivée des radars qui permirent de suivre la trajectoire des obus jusqu’à leur source. Mais si les obus étaient faits d’un matériau les rendant invisibles aux radars ?

C’était la possibilité que proposa Corso au général Trudeau : un obus d’artillerie invisible. Les obus pourraient commencer à tomber et l’ennemi ne pourrait pas savoir d’où ils étaient venus avant au moins 5 salves, voire plus. Avec l’avantage de la surprise, les dommages seraient bien plus grands. S’ils utilisaient une artillerie mécanisée, ils pourraient prendre position, tirer plusieurs séries de salves rapides, se déplacer et prendre à nouveau position. La recherche pour un composant céramique, avec des molécules alignées, fut inspiré par le matériel trouvé dans le vaisseau spatial de Roswell. D’analyse en analyse, l’armée essaya de déterminer comment les extraterrestres avaient fabriqué cette matière qui formait la coque du vaisseau. La recherche pour les composants avec molécules alignées commença dans les années 1950, bien avant que le général Trudeau prenne les commandes des R&D, continua durant la présence de Corso aux R&D, quand les premières expérimentations « Stealth » commencèrent, à Lockheed, qui donnèrent le chasseur F117 et le bombardier Stealth, et continue toujours aujourd’hui. Le général était aussi plus qu’intéressé sur les sortes d’ogives qu’ils pourraient proposer comme obus.

Une ogive qui arriverait en 1961 et qui serait déployée, avec succès, durant la guerre du golf. L’uranium appauvri était un métal lourd et dense. Si dense, en fait, que les armes conventionnelles ne pouvaient par aller à grande vitesse avec lui. Le plutonium appauvri leur donnerait un avantage décisif, sur une zone de bataille, dans sa capacité à perforer les cuirasses des chars d’assaut puis à exploser une fois à l’intérieur. En privé, Corso suggéra à Trudeau que le plutonium appauvri satisferait leur agenda caché. C’était une autre arme qu’ils construiraient contre les extraterrestres.

Aberdeen Proving Grounds

Si l’uranium appauvri pouvait percer les armures, peut-être pourrait-il pénétrer la peau composite du vaisseau spatial, et plus spécialement, si le vaisseau était au sol ?

Corso suggéra que cela méritait un développement à Aberdeen Proving Grounds, Maryland, et que s’il prouvait que cela valait le coup, ça deviendrait une arme qu’ils pourraient déployer.

Les ogives, avec uranium appauvri, utilisées pendant la guerre en Irak furent un des grands succès de développement des R&D qui faisaient suite à ce qu’ils avaient appris de Roswell.

 

 

 

harp

HARP : le projet de recherche haute‐altitude

HARP fut un autre projet de recherche suggéré par le challenge posé par les soucoupes volantes. Les Américains ne possédaient pas de missile qui pouvaient les emmener de force au sol et n’avaient pas non plus d’armes pour les descendre. Ils exploraient aussi des systèmes d’armes qui avaient une double ou une triple utilisation, et HARP, ou « Le gros canon », était un de ces systèmes.

Gerald Bull

Le HARP était l’idée originale de l’artillerie canadienne et du scientifique Gerald Bull.Le Dr. Bull avait étudié le problème posé par la « Grosse Bertha » allemande pendant la Première Guerre Mondiale et les V3 nazi à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il réalisa que les canons n’étaient pas seulement une solution pratique pour envoyer de grandes charges utiles, c’était aussi rentable une fois la recherche initiale et le développement finis. La production en masse de gros canons pourrait fournir une énorme capacité de feu loin derrière les lignes ennemies. Ils pourraient devenir une arme stratégique pour faire pleuvoir la destruction nucléaire sur la population ennemie ou sur les zones militaires.

Le Dr. Bull suggéra aussi que le canon pourrait être utilisé comme lanceur de véhicules. Si l’armée avait besoin de lancer des satellites en urgence, ou d’envoyer des satellites explosifs pour menacer les véhicules extraterrestres en orbite, le super canon était un des moyens pour le faire. Il y avait trois différents potentiels pour le super canon. Le général Trudeau entrevoyait l’habilité de cette arme pour lancer des objets en orbite lunaire. Si la guerre commençait entre les USA et l’URSS ou entre la Terre et les extraterrestres, les Américains seraient capables de monter une base militaire lunaire sans avoir besoin de fusées de lancement qui demanderaient beaucoup de temps et seraient une cible facile. Un super canon camouflé leur donnerait toutes les possibilités d’une artillerie de terrain ou d’une unité antiaérienne mais avec aussi la possibilité d’envoyer des charges utiles dans l’espace. Ce sont ces différentes capacités qui enchantaient le général Trudeau parce que ce projet des R&D créerait beaucoup de systèmes différents.

Les USA, le Canada et l’Angleterre joignirent leurs efforts militaires pour trouver un moyen de développer le super canon du Dr. Bull avec le général Trudeau. Mais, au même moment, où les décisions sur le budget militaire pour fabriquer l’arme durent être prises, les différents gouvernements s’engagèrent dans le missile guidé et les lancements de véhicules par fusée plutôt qu’avec le super canon. Bien que le super canon avait un certain potentiel, les USA, le Canada et l’Angleterre étaient allés trop loin dans leur propre programme de missiles guidés pour commencer une arme d’un type complètement nouveau. Et à la fin, ils décidèrent de stopper les recherches sur le super canon. Dans les années 1980, Gerald Bull, que Corso rencontra lors d’une réception en l’honneur du général Trudeau en 1986, entrait en négociation avec Israël, ainsi qu’avec l’Irak. La longue guerre entre Saddam Hussein et l’Iran fournissait un territoire fertile pour la vente d’armes en général, et en particulier pour Gerald Bull qui était courtisé par les deux côtés. À la fin, il coupa son marché avec les Iraniens : tester des versions expérimentales du super canon et planifier la construction de ce monstre avant que les Anglais interviennent. À cette période, Bull devint une menace pour les Irakiens, pour les Israéliens et pour les Américains et fut tué par balle dans son appartement en Belgique (Ndbl – à Uccle), avant la fin de la guerre du Golf. Comme Jules Verne avec « De la Terre à la Lune », Bull avait la vision d’une pièce d’artillerie à longue portée. Le meurtre de Gerald Bull ne fut jamais résolu et quels que soient les secrets qu’il possédait, tout disparut avec lui.

 

Liste des omissions

Alors qu’il travaillait sur différents projets durant le printemps 1962, Corso se rendit compte qu’il avait passé le plus clair de son temps sur le dossier de Roswell plutôt que sur les autres dossiers en développement. Il lui semblait clair que le trésor trouvé à Roswell était en train de se rentabiliser dans des voies que même lui ne pouvait deviner. La vision nocturne, les lasers, et la communication par fibre optique étaient des projets évidents mais il y avait d’autres zones à explorer juste en regardant les problèmes posés par ce qu’ils avaient trouvé à Roswell, et non seulement avec ce qu’ils avaient récupéré de l’épave.

« Soyez plus précis, Phil » demanda le général, « que voulez-vous dire ? ».

« Si vous regardez ce que nous n’avons pas trouvé sur le site de l’écrasement » dit Corso, « cela prendra un long moment avant d’expliquer les différences entre ce que nous avons et ce qu’ils sont. Cela nous montre aussi ce que nous avons besoin de développer si nous voulons nous préparer au voyage dans l’espace pour de longues périodes. »

« Pouvez-vous me faire une liste ? » demanda le général « Il y a beaucoup de contrats de recherche en cours avec l’extérieur qui pourraient bénéficier de la liste de choses que nous avons. »

Quand la réunion fut finie, le général Trudeau demanda à Corso de non seulement faire une liste de ce qu’ils appelaient les « omissions », mais aussi de faire un bref rapport détaillant les zones où Corso pensait que le développement devrait se faire. Donc, il rassembla tous les rapports et les informations dans le dossier Roswell et commença à regarder ce qu’il manquait dans ce qu’il pensait être un crash de voyageurs spatiaux. Il n’y avait pas de trace de source de nourriture ou de nutrition dans aucun des rapports et aucune unité de préparation de nourriture ne fut trouvée à bord, pas plus que de stockage de nourriture. Il n’y avait pas de trace de réfrigérateurs pour la préservation de la nourriture. Il n’y avait pas d’eau non plus dans le vaisseau pour boire, se laver, et pas de toilettes. Les rapports de terrain disaient que l’équipe de récupération avait trouvé ce qu’il semblait être un kit de première urgence parce qu’il contenait du matériel qui, d’après un docteur, était un bandage, mais il n’y avait pas de médicament ni d’installation médicale. Et pour finir, il n’y avait pas non plus d’installation de repos, pas de lit ou de couchette. D’après ces données, l’armée supposa que l’ovni était un appareil de reconnaissance et qu’il pouvait rapidement retourner à un vaisseau mère où tout le matériel manquant se trouvait. L’autre explication, par le Dr. Hermann Oberth, était que le vaisseau était un appareil à voyager dans le temps qui ne parcourait pas de grandes distances dans l’espace (????). En fait, il « sautait » d’une ligne de temps à une autre ou d’une dimension à une autre, et retournait instantanément à son point de départ. Mais c’était seulement une spéculation du Dr. Oberth. (Ndbl – pourquoi toujours chercher de midi à quatorze heures?)

Toutefois, Corso pense que les EBE n’avaient pas besoin de nourriture ou d’installation sanitaire parce qu’ils étaient des êtres fabriqués (Ndbl - Ah!, quand même), comme des robots ou des androïdes, pour le voyage spatial et pour des tâches spécifiques sur les planètes qu’ils visitaient. Exactement comme le Rover lunaire en 1970, qui était un robot. Peut-être que leur programmation pouvait être modifiée à partir d’une source lointaine, mais ils n’étaient pas des formes de vie qui avaient besoin de se sustenter. Ils étaient les créatures parfaites pour voyager dans l’espace et pour visiter d’autres planètes. L’humain, toutefois, n’était pas un robot et avait besoin de se sustenter. Donc, il était nécessaire de fournir des aliments et des sanitaires, pour une longue période, si l’homme voulait voyager dans l’espace. Les scientifiques des R&D pensaient que le vaisseau était peut-être seulement une soucoupe éclaireuse et qu’elle fut touchée par un éclair cette nuit-là. Ils croyaient que le vaisseau était dirigé par un système de propulsion électromagnétique. D’autres scientifiques pensaient qu’avant de pouvoir générer une puissance suffisante pour un système de navigation identique, ils devaient développer d’abord une source de puissance nucléaire. Comme pour l’absence de nourriture, cela poserait un énorme problème pour l’exploration spatiale longue distance par l’homme. Ainsi, dans sa rapide liste au général Trudeau, Corso suggéra qu’ils devaient développer deux articles : un approvisionneur de nourriture qui ne devrait jamais s’avarier et qui ne nécessiterait pas de réfrigération et une machine nucléaire qui pourrait être assemblée dans l’espace afin de fournir l’énergie nécessaire à un vaisseau interplanétaire.

 

Nourritures irradiées

Le général lu les notes de Corso quelques jours plus tard et sembla impressionné. Puis il prit son téléphone, composa un numéro et dit à la personne au bout du fil qu’il était prêt. Enfin, il regarda Corso.

« Prenez votre chapeau, Phil » dit-il « Rejoignez-moi sur l’héliport. Nous sommes invités à déjeuner. » Dix minutes plus tard, ils arrivèrent au-dessus du « Quartermaster Center. » (quartier-maître général).

Un officier anonyme les rejoignit à l’héliport. Il les salua et dit « Merci de nous rejoindre. » Il les emmena jusqu’à une salle de stockage où se trouvait des rayons de tout type de viandes, de fruits et de légumes. « Regardez ce porc » dit-il « il est stocké ici sans réfrigération depuis des mois et il est vierge du ver solitaire. » Il montra deux œufs et du blanc de poulet. « Œufs non réfrigérés et poulet. Complètement vierge de Salmonelle. Et c’est la même chose pour la nourriture marine. » L’homme escorta Corso et Trudeau le long des rayons et expliqua les vertus de chaque article, comme un vendeur. La nourriture était emballée, mais non salée, dans du cellophane transparent.

« Sans champignon ni spore » dit-il à propos des légumes, « Pas de moisissure ou d’insecte dans le fruit. » dit-il « Et le lait, ici depuis deux ans, n’a pas encore tourné. Nous avons franchi de grandes étapes dans la préservation de la nourriture sans salage, fumage, réfrigération, congélation, ou mise en conserve. »

« Est-ce que cela répond à vos questions, colonel ? » lui demanda le général Trudeau. Le commandant général du centre les rejoignit. « Prenez votre déjeuner, messieurs » dit-il en choisissant un gros steak pour lui-même. « Je vais prendre ceci et, si vous le permettez, je vais ordonner la même chose pour vous, général Trudeau et pour vous aussi colonel. Et pourquoi pas quelques pommes de terre et quelques fraises pour le dessert. Tout est frais, délicieux et inoffensif. » Puis, il fit une pause « et complètement bombardé par ce que quelques personnes appelleraient, des doses létales de radiation pour détruire toutes les bactéries et les infections. »

Ils furent escortés jusqu’à la salle de dîner du commandant où ils furent rejoints par d’autres officiers et par des chercheurs civils dans la technologie alimentaire. Ceux-ci expliquèrent la technique par radiation ionisante afin de détruire les bactéries pour préserver la nourriture sans mise en conserve ou fumage. Toutefois, comme l’atmosphère à l’extérieur était sale, les aliments étaient protégés par de la cellophane. Les autres aliments étaient empaquetés dans du plastique transparent et étaient étalés pour les visiteurs comme s’ils se trouvaient dans un supermarché. Pendant qu’ils dînaient, les experts continuèrent leurs explications et dirent qu’ils testaient de la nourriture irradiée puis ensuite congelée sur des volontaires.

« Mais attendez une minute » dit Corso, « Je ne comprends pas pourquoi vous irradiez la nourriture et ensuite la congelez. » L’ingénieur attendait cette question parce qu’il avait une réponse toute prête. « Parce que » dit-il, nous testons seulement les effets nocifs de la radiation. Ce que nous devons prouver, ce sont les effets nocifs du procédé d’irradiation sur l’animal et l’homme. Aucun effet toxicologique de quelque sorte. Et nous sommes très minutieux avant de tester cette nourriture sur des volontaires humains. »

« Et l’étape suivante ? » demanda Corso. « Nous allons tester le goût des aliments favoris à Fort Lee, Virginie, pour voir comment les troupes sur le terrain réagissent avec eux. Nous pensons qu’avant la fin de la décennie, nous aurons une variété de repas prêts à consommer pour les troupes sur le terrain qui n’auraient pas les moyens de cuisiner. »

Le général Trudeau regarda Corso et celui-ci inclina la tête. C’était une excellente nourriture. « Messieurs, » dit le général Trudeau alors qu’il se levait. Comme général trois étoiles, il était le plus gradé dans cette pièce et quand il parlait, tout le monde était silencieux. « Mon assistant pense que votre travail est très important pour l’armée, pour notre pays, et pour le monde, et qu’il va contribuer à nous faire voyager dans l’espace. J’ai la même opinion que lui. Nous sommes très impressionnés par vos résultats et nous voulons vous aider à étendre vos opérations et à accélérer le processus de test. L’armée a besoin de ce que vous développez. Dans les deux semaines qui viennent, envoyez-moi le budget supplémentaire nécessaire pour étendre vos opérations et je l’inclurai ainsi dans le budget de l’année prochaine. » Ensuite il se tourna vers Corso, inclina la tête et ils remercièrent le commandant général pour le dîner et retournèrent à l’hélicoptère du général Trudeau.

« Que pensez vous de ceci, Phil ? » demanda-t-il, alors que le pilote l’aidait à monter dans l’hélicoptère. « Alors que pensez-vous ? » demanda-t-il à nouveau.

« Je pense que si nous allons assez vite, nous aurons bientôt les EBE ici pour nous demander un peu de notre nourriture irradiée » dit Corso. Le général Trudeau rigola alors que l’hélicoptère s’élevait pour les ramener au pentagone.

« Maintenant, vous devez travailler sur votre système de propulsion atomique. Si la NASA n’a jamais eu l’esprit de pousser pour la construction d’une station spatiale, j’aimerais que les militaires aient une source de puissance qui pourrait les envoyer là-bas pour un certain temps. Si nous « pouvons avoir une fenêtre de surveillance sur nos visiteurs, je veux que cela soit plus tôt que tard. » Et avant la fin de la semaine, Corso fut à Fort Belvoir, Virginie, pour regarder les développements que l’armée avait sur le réacteur portable.

 

Réacteur atomique portable

Un des challenges les plus directs posé par la découverte de Roswell était que le vaisseau n’était pas propulsé par un moteur conventionnel. Mais, les Américains n’avaient pas un tel système. La forme de propulsion la plus proche qu’ils possédaient était l’énergie atomique qui était elle-même en cours de développement. Toutefois, à la fin de la guerre, ils eurent le contrôle de cette énergie grâce au développement de la bombe atomique. Donc, pour les ingénieurs de l’armée, réfléchissant sur la source de puissance du vaisseau de Roswell, la puissance atomique était la forme de propulsion la plus facile parce que la plus immédiate. Le président Truman décida que le programme nucléaire national serait géré par une commission civile.

Ainsi, en 1947, l’armée fut en dehors de la course pour le commerce de la puissance nucléaire, mais cela ne voulait pas dire que les recherches sur les applications militaires de l’énergie atomique étaient stoppées. Ils avaient besoin de développer un réacteur nucléaire, non seulement pour fournir la propulsion des navires de la marine, mais aussi pour expérimenter les manières de rendre portable la puissance nucléaire dans l’espace par assemblage de systèmes en orbite à partir de composants séparés. Cela les rendrait capables de maintenir des avant-postes à long terme et même d’alimenter des navires interplanétaires qui pourraient servir de force défensive face aux extraterrestres hostiles. Si cela ressemble à de la science-fiction, il faut se rappeler que cela se passait en 1947 et que la nation venait à peine de sortir de la Deuxième Guerre Mondiale et qu’elle entrait dans la guerre froide. La guerre, pas la paix, était dans les esprits des officiers militaires qui avaient en charge la découverte de Roswell et l’analyse de l’épave.

L’armée, dans des rapports sur les « réacteurs atomiques militaires » découverts par Corso à Fort Belvoir, n’avait pas seulement un programme de réacteurs portables très sophistiqués déjà en route, mais en avait déjà fabriqué un, en coopération avec l’Air Force, à la station radar de Sundance, Wyoming, en 1962. C’était un générateur qui fournissait de la vapeur d’eau à la station radar, de l’énergie électrique à la base. Mais ce n’était pas seulement le premier réacteur portable comme la plupart des gens le pense. Le premier réacteur portable fut pour une installation de recherche au Grœnland, le camp Century, un projet d’ingénieurs militaires à 900 miles du pôle Nord. Le camp effectuait des recherches sur l’hiver arctique et était aussi un poste d’observation vital sur les activités soviétiques ou toute autre activité en rapport avec des observations d’ovnis ou des atterrissages.Pendant les années où Corso se trouva à la Maison Blanche, le groupe de travail sur les ovnis avait continuellement poussé le président Eisenhower à établir des postes d’écoute électroniques, constitués d’équipes de l’Air Force et de l’Armée, un peu partout sur la planète, pour rapporter toute l’activité des ovnis.

Le général Twining du groupe de travail avait argumenté que si les EBE avaient des plans pour installer des bases terriennes semi-permanentes, cela ne se ferait pas dans des zones habitées ou dans des zones où les militaires pourraient les observer,ce serait aux pôles, au milieu de la région la plus isolée qu’ils pourraient trouver, ou même sous les océans. Les pôles semblaient manifestement les plus probables parce que durant les années 50, les Américains n’avaient pas de surveillance satellite qui pouvait suivre l’activité extraterrestre et n’avaient pas non plus de présence permanente aux deux pôles. Il fut pensé qu’ils ne pourraient pas implanter d’installations sophistiquées aux pôles parce qu’ils n’avaient pas la puissance suffisante transportable. Toutefois, le programme de l’armée sur la puissance nucléaire développé dans les années 1950 à Fort Belvoir leur fournirait la capacité d’installer une base alimentée en nucléaire partout sur la planète. (Ndbl – imaginez donc ce qui doit se trouver aujourd’hui aux pôles Nord et Sud)

En 1958, le travail commença au Camp Century, lequel fut construit sous la glace. Au début, cela fut supposé être top-secret parce qu’ils ne voulaient pas que les Soviétiques sachent ce qu’ils faisaient. Toutefois, le niveau de sécurité fut trop complexe à conserver à cause des trop nombreux entrepreneurs extérieurs impliqués dans la logistique. Donc, les renseignements de l’armée décidèrent de déclassifier complètement le plan et le traita comme une expédition scientifique par ses chercheurs polaires. (Ndbl – c’est toujours ce qui nous est conté en 2018, des expéditions scientifiques) Comme l’opération de camouflage protégea l’existence du groupe de travail, le camp Century fournit la couverture parfaite pour tester la procédure de construction d’un réacteur nucléaire préfabriqué. Il fournit aussi à l’armée la possibilité de tester les performances du réacteur et sur comment il pouvait être entretenu dans un endroit complètement isolé et dans le climat le plus dur de la planète. (Ndbl – n’oublions pas que le Groenland appartient au Danemark et qu’en danois cela signifie ‘Terre Verte’.)

La construction entière prit seulement 77 jours et le camp fut opérationnel d’octobre 1960 à août 1963. Ensuite, le site du camp fut complètement restauré dans son état naturel. Corso reçut des rapports sur les opérations du camp durant les derniers mois de 1962. Il fut si enthousiasmé au sujet des succès de leurs réacteurs atomiques portables qu’il urgea le général de fournir autant de financement que possible, de la part des R&D, pour le programme de réacteur nucléaire de Fort Belvoir, et pour construire et tester autant de réacteurs portables que possible. Une fois qu’ils eurent démontré leur capacité de se protéger dans n’importe quelle région de la Terre, ils furent en meilleure position pour établir une présence dans l’espace. Le programme nucléaire, qui était directement lié au challenge posé par les analyses du vaisseau de Roswell, les aida, en phase finale, pour développer des piles atomiques portables, lesquelles sont actuellement utilisées aussi bien dans les satellites que dans les navires de la marine. Il fournit aussi les bases de recherche pour envoyer des installations nucléaires dans l’espace. Et de leur succès avec les atomes, ils tournèrent leur attention vers le développement d’armes qu’ils pourraient installer dans les satellites de surveillance en orbite. Des armes qu’ils développèrent directement à partir de ce qu’ils avaient trouvé dans la soucoupe volante de Roswell.

 

17 – Le rayon de la mort de Tesla et le canon à particules accélérées

Intégré dans les rapports militaires, analysant le vaisseau de Roswell, il y avait des descriptions sur comment le vaisseau devait utiliser une forme d’énergie connue comme « énergie directe ». Un faisceau puissant de particules accélérées qui pourrait être dirigé, avec précision, sur une cible. Ils ne connaissaient pas grand chose sur l’énergie dirigée en 1947, mais ils ne savaient pas non plus, qu’en réalité, ils en connaissaient beaucoup plus qu’ils ne le pensaient. L’information était déjà disponible depuis les années 30, et était séquestrée dans une unité de stockage civile, sous l’autorité du gouvernement fédéral.

Nikola Tesla

Les notes d’un mystérieux inventeur, Nikola Tesla, dont ses expériences et découvertes reconnues étaient devenues le truc du bizarre mais aussi une légende excitante. Le laser chirurgical trouvé dans l’épave de Roswell était une des formes de faisceau d’énergie dirigée, lequel montrait le potentiel bien plus grand des extraterrestres par rapport aux humains. Toutefois, si le vaisseau avait été descendu par un éclair, lui-même un rayon d’énergie dirigée de grande magnitude, il montrait leur vulnérabilité pour maintenir les électrons en place. Cela stimula les scientifiques et les chercheurs dans l’analyse du potentiel d’une arme à rayon d’énergie dirigée. Aujourd’hui, 50 ans après l’écrasement du vaisseau spatial à Roswell, ces armes sont bien plus que les appareils de l’Empereur Ming dans la série Flash Gordon. Elles sont une réalité. Cette arme a été un des vrais succès des R&D. « Les possibilités de bénéfices pour l’armée sont énormes » écrivit Corso au général Trudeau, dans ses analyses de 1962, sur le potentiel du rayon d’énergie dirigée. Le concept d’une arme reliée à un rayon d’énergie dirigée, quel que soit la nature du rayon, n’était pas un concept entièrement nouveau pour la communauté militaire, bien que ses origines soient restées totalement secrètes.

Le premier test de faisceau d’énergie dirigée eut lieu en 1958, avait pour nom « Seesaw », deux ans avant la démonstration réussie du laser, et fut fait par l’ARPA ( Advanced Research Projects Agency). Corso fut au courant de ce projet lorsqu’il était au NSC, à la Maison Blanche. En théorie, le rayon d’énergie dirigée était ce à quoi il ressemblait. Il y avait toujours eut un modèle de ce genre de rayon dans la nature : l’éclair d’orage. Les scientifiques, de Benjamin Franklin à Nikola Tesla, avaient essayé de canaliser la force de l’éclair comme source de puissance. Maintenant, l’ARPA expérimentait cette théorie dans une nouvelle arme meurtrière.

S’ils pouvaient construire la machinerie et écrire le software, les développeurs de l’ARPA décidèrent qu’ils seraient capables de générer un intense rayon d’électrons ou d’atomes d’hydrogène neutres, le pointer sur une cible, et faire feu avec ce rayon. Les pulsations voyageraient à la vitesse de la lumière et exciteraient les atomes de la cible jusqu’à ce qu’ils explosent littéralement. Ce qui ne pourrait pas exploser serait détruit électriquement et rendu inutile. Officiellement, le projet devait rester secret jusqu’à ce qu’ils aient la technologie pour construire un prototype opérationnel. La grande crainte des développeurs de l’ARPA était que les Soviétiques, réalisant ce qu’ils essayaient de faire, voudraient accélérer leurs efforts pour en fabriquer un avant l’ARPA, ce qui rendrait le nouveau développement américain obsolète avant même qu’il ne soit sur une rampe de lancement.

L’ARPA était un réseau très secret de scientifiques de la Défense, de membres industriels liés avec la Défense et de chercheurs universitaires. L’ARPA fut fondée en 1958, en partie, pense Corso, parce qu’à ce moment-là, les R&D avaient un département de recherche à peine capable de gérer la recherche nécessaire pour rendre leur technologie supérieure à celle de leurs ennemis. Cela créa un trou dans la recherche et l’ARPA fut créée pour le combler. L’ARPA fut souvent en conflit avec l’armée parce qu’elle avait son propre agenda, et plus particulièrement, après que le général Trudeau ait réorganisé complètement les R&D et l’ait transformé de telle façon qu’ils tournent comme une machine.

En 1969, l’ARPANET est née. Et en 1970, après que l’ARPA soit devenue la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), elle institua un projet pour créer un lien par réseau de tous les ordinateurs existant dans leurs systèmes, instituant les protocoles des logiciels qui pourraient lier les stations de travail travaillant à différents endroits. En 1974, le TCP/IP était né et l’ARPANET devint l’Internet. À la fin des années 80, le laboratoire européen pour la physique des particules lança un langage hypertexte, comme un mécanisme de recherche sur internet, et en 1990, le maria avec une interface graphique, qui combinait le graphisme et le texte. Le World Wide Web (WWW.) était né. En 1958, quand c’était les premiers développements du canon à particules, l’ARPA avait seulement 1 an. Elle fut formée en 1957, en réponse au succès du lancement de Spoutnik par les Soviétiques. L’ARPA n’apparut pas de nulle part, son ancêtre, le NSC, avait été formé sous le président Wilson pour organiser et gérer la recherche scientifique.

Une des premières tâches données au NSC fut le développement d’un sous-marin. Pendant la Première Guerre Mondiale, les U-Boats allemands avaient ravagé les flottes dans l’Atlantique. La navy cherchait désespérément une voie pour pouvoir détecter les sous-marins, et bien que Nikola Tesla avait fourni ses plans pour un détecteur à faisceau d’énergie qui pouvait envoyer des ondes basse-fréquence à travers l’eau pour se réfléchir sur n’importe quel objet caché, la NSC pensa que l’idée était trop ésotérique et chercha une technologie plus conventionnelle. De toute façon, la vague à basse-énergie ne fonctionnait pas correctement dans l’eau, mais des années après, la description de Tesla sur son invention fut la base pour un des plus importants appareils apparus pendant la Deuxième Guerre Mondiale : le radar.

Le problème avec l’ARPA, c’est qu’elle était politique et qu’elle avait son propre agenda. Il n’était pas inhabituel que des conflits surviennent entre le chef des R&D, le général Trudeau, opérant dans une structure militaire, et l’ARPA, sur l’argent ou sur les problèmes politiques. Les équipes de l’ARPA et le Pentagone croisèrent le fer plus d’une fois, et plus d’une fois l’ARPA essaya de jeter le blâme, pour ses propres défauts et erreurs, sur le dos des militaires. Pendant les premières années de la guerre du Vietnam, par exemple, l’ARPA essaya de condamner le général Trudeau pour les erreurs de déploiement de l’agent orange. Mais les R&D et le général Trudeau n’étaient pas responsables de tout pour l’agent orange. C’était, au début, le bébé de l’ARPA. Mais quand les rapports de terrain commencèrent à arriver sur les victimes que l’agent orange faisait à leur propre troupe, l’ARPA dit qu’il aurait dû être certifié avant par le congrès, et que le général Trudeau était responsable.

Corso sauta au plafond. Il laissa savoir aux équipes de l’ARPA que, au diable les protocoles, il irait parler dans les commissions du congrès, jusqu’à ce que tout le monde sache que l’ARPA essayait de rejeter sa responsabilité dans la négligence du déploiement d’un mauvais agent chimique. L’ARPA fit machine arrière, mais le mauvais sang (un froid) resta entre eux. Quand le concept de l’ARPA fut discuté à la Maison Blanche, Corso vit le potentiel de la chose aussi bien que le problème, mais il savait aussi qu’un agenda secret dirigeait toute la politique du groupe de travail sur les ovnis.

Pour le groupe, l’ARPA était un avantage parce qu’ils pourraient avoir des liens avec la communauté universitaire et trouver à l’extérieur toutes les informations sur les ovnis qui n’étaient pas fournies par les militaires. En d’autres termes, l’ARPA, en plus d’être un groupe de recherche, était aussi une autre agence de rassemblement de renseignements, mais dédiée aux communautés scientifiques et académiques. Par conséquent, quand l’urgence arriva en 1957, avec la course à la technologie pour le programme spatial contre les Soviétiques, cela ne surprit personne que ce soit l’ARPA qui ait la responsabilité de développer une réponse militaire. Et, contre le challenge donné par le programme de satellites soviétiques, une arme à rayon à particules était la direction logique à prendre comme réponse.

Les USA devaient développer une arme qui pourrait, théoriquement, descendre les satellites soviétiques ou les rendre aveugles, ainsi ils ne pourraient pas prendre de photos. Ils devaient rassembler les ressources dans la communauté académique de recherche pour voir si un groupe de talent pouvait développer une telle arme. Dans le même temps, ils ne voulaient pas déranger la recherche militaire dans des armes exotiques pendant que les militaires essayaient de mettre leurs propres satellites en orbite. Mais plutôt que de mettre le plan directement dans les mains des militaires des R&D, ils suivirent une course, probablement initialisée par le groupe de travail sur les ovnis, et cherchèrent une organisation qui n’était pas directement impliquée dans la recherche militaire.

Pendant la présence de Corso à la Maison Blanche, il put voir la main de la CIA dans tout ceci. Il savait que le gouvernement créait un autre budget et une autre subvention bureaucratique que la CIA, en fin de compte, contrôlerait. Cela ne fut pas une surprise, non plus, que la première arme, dont la mission était dirigée contre les véhicules spatiaux et les véhicules en entrée atmosphérique, fut l’arme à énergie dirigée, un canon à particules accélérées. Le créateur original était Nikola Tesla et certains de ses papiers se trouvaient sur le bureau de Corso quand il arriva aux R&D en 1961.

Tesla avait écrit sa théorie sur les armes à énergie dirigée avant le début du vingtième siècle. Son fameux « rayon de la mort » était une version d’un canon à particules qui, pensait-il, installerait la paix sur la Terre parce qu’il pourrait détruire des cités entières partout dans le monde et instantanément. (Ndbl – nous pouvons retrouver les mêmes propos dans de nombreuses anciennes écritures.) Mais avant l’annonce de son rayon de la mort, Tesla fit fortune grâce à ses expériences sur la transmission électrique sans fil et à son faisceau d’électrons dirigés. En 1890, Tesla expérimenta un appareil qui deviendrait le cyclotron du vingtième siècle ; un autre appareil qui deviendrait la télévision; et il formula les idées de ce qui est aujourd’hui la télévision mondiale et les réseaux radiophoniques.

Thomas Edison

Nikola Tesla arriva aux USA en 1884 pour rencontrer et travailler avec un autre génie, Thomas Edison.

Les deux hommes étaient très différents dans leur façon d’approcher leurs inventions. Edison était un bricoleur qui construisait à partir d’une idée, reconstruisait, encore et encore jusqu’à ce que cela marche. Tesla, lui, pensait entièrement le projet dans son cerveau, le visualisait dans toute sa complexité, et ensuite l’assemblait d’après la vision de son esprit. C’était déconcertant pour Edison qui souvent commenta à son ancien assistant, Charles Batchelor, que l’habilité de Tesla pour construire quelque chose d’après des schémas dans son esprit n’était pas naturelle. Tesla était aussi un fastidieux académicien qui aimait discuter de théorie alors qu’Edison était plutôt un inventeur autodidacte qui bien souvent travaillait et dormait dans les mêmes vêtements pendant des jours. Il est ironique que la rivalité entre les deux hommes, jusqu’à leur mort, ait fourni des inventions à travers lesquelles la plupart de la technologie moderne est construite. Cette rivalité engendrant deux grandes compagnies, General Electric et Westinghouse qui continuent cette rivalité encore aujourd’hui. La rivalité entre Edison et Tesla servit, aussi, à définir la nature de l’industrie électrique des USA et du dispositif électrique pour les industries.

Edison mourut en 1930 et Tesla en 1943.

Isaac Asimov

Tesla était un génie, un homme en avance sur son temps. Avant même que Isaac Asimov invente le terme « Robotique » dans son roman de science-fiction « I robot », Nikola Tesla avait inventé le premier « automaton » ou soldat mécanique et un modèle de bateau contrôlé robotiquement. Tesla fut l’homme dont les idées aidèrent les scientifiques de l’ARPA face à la menace du premier satellite en orbite, Spoutnik, mais encore plus face aux EBE, qui, voyant le satellite russe, seraient convaincus que si la colonisation de la Terre était leur but, les Russes pourraient les aider. Quelle était l’idée de Tesla ?

En 1899, Tesla écrivit sa théorie sur la transmission sans fil du courant électrique, ce qui allait révolutionner les communications. Tesla rapporta qu’il avait expérimenté un rayon d’énergie électrique qui excitait les atomes dans la substance où pointait le rayon. Une telle arme, disait-il, allait révolutionner la guerre. En fait, cet appareil était très similaire à l’outil de coupe laser trouvé sur le site de l’écrasement de Roswell. Quand Corso réalisa que Tesla avait démontré la capacité d’un bateau radio piloté qui pouvait emmener des torpilles directement au cœur de la flotte ennemie, il ne comprit pas pourquoi la navy n’avait pas sauté sur cette idée pour la Première Guerre Mondiale et pas plus pour la Deuxième Guerre Mondiale, alors qu’elle savait que les Allemands étaient en train d’expérimenter ceci. Aujourd’hui, ils dépensent des millions de dollars pour la conception d’un véhicule télécommandé similaire au concept que Tesla avait inventé 100 ans plus tôt.

En 1915, Tesla écrivit au département de la guerre américain qu’en plus de son bateau télécommandé, ils devaient considérer d’urgence l’appareil volant radiocommandé « sans aile, aileron propulseur et autre appendice externe, qui serait capable de se déplacer à très grande vitesse. Cette machine entièrement propulsée par réaction (type moteur de fusée), pourrait être contrôlée par radio ou mécaniquement. »

La description de Tesla, qui parle d’un appareil bien plus évolué que les V2 allemands, était le précurseur des ICBM actuels. Les expériences de Tesla sur le canon à particules étaient déjà bien avancées lorsque que Corso fut invité dans une station expérimentale qui prouverait qu’il pouvait transmettre la puissance électrique en utilisant l’atmosphère terrestre plutôt qu’avec un lourd câble. Tesla décrivit son expérience dans un article pour le 30eanniversaire de « Electrical World and Engineer » en 1904.

En 1899, il y eut des rumeurs comme quoi Tesla expérimentait un « rayon de la mort » au Colorado, mais celui-ci n’en parla jamais et en fait ne dit jamais rien sur ces expériences même quand les Anglais, les Allemands, les Russes et les Américains, dans les années 20, allaient appliquer les brevets de l’invention. Dans les années 30, toutefois, Tesla écrivit qu’il avait fait une nouvelle découverte qui rendrait la guerre obsolète parce que chaque nation aurait le même pouvoir de destruction envers l’autre. Cela fournirait un mur de puissance qui offrirait un obstacle insurmontable face à une agression. Mais ce n’était pas un rayon de la mort parce que les scientifiques dans les années 70 réalisèrent que les rayons avaient tendance à se diffuser sur de grandes distances et que quelque chose était nécessaire pour maintenir l’intensité. Bien que Tesla décrivait comment ce rayon pouvait transmettre une émission de télévision et la projection d’images, il décrivait réellement le canon à particules accélérées que l’ARPA essayait de développer 25 ans après que Tesla ait écrit sur ceci et 11 ans après que les objets, tel que l’outil laser, furent trouvés à Roswell.

Dans les années 1930, Tesla dit que son canon à particules pourrait détruire les avions en vol et protéger les cités. Il fit des propositions aux Russes pour développer une telle arme parce que Staline était effrayé par une invasion possible du Japon. Il écrivit aussi au ministre Britannique sur les capacités de son canon à protéger Londres contre les attaques des Allemands. Mais personne ne pensa que son canon à particules était réalisable. Le rayon de la mort de Tesla ne fut jamais développé durant sa vie. Mais comme il y eut des allusions comme quoi les Allemands et les Russes étaient intéressés par les idées de Tesla, quand celui-ci mourut en janvier 1943, le FBI, immédiatement, récupéra tous les papiers, schémas, textes, et dessins et les rangea à l’OAP (Office of Alien Property) où ils seraient, théoriquement, stockés jusqu’à ce qu’ils soient renvoyés à l’ambassadeur de Yougoslavie. Ces fichiers restèrent stockés à Manhattan jusqu’au début des années 50, ensuite ils furent retournés à la Yougoslavie. Cependant, le gouvernement Yougoslave pensait que le FBI avait photographié et mis sur microfilms tous les documents de Tesla. J. Edgar Hoover nia ceci, mais des copies de photographies des papiers de Tesla se trouvaient aux R&D quand Corso arriva en 1961. Comment étaient-elles arrivées là ?

En fait, une autre copie de la monographie de Tesla fut envoyée au groupe de travail du général Twining, puis à l’ARPA. Elle fit son apparition quand le groupe de travail réalisa, suite au lancement de Spoutnik, que les USA n’avaient absolument aucune défense contre les Russes et pas plus contre les EBE. Ils avaient, cependant, une seule possibilité qui pourrait interférer avec le champ électromagnétique que les extraterrestres utilisaient, pensaient-ils : un canon à particules qui pourrait interrompre l’onde électromagnétique autour du vaisseau spatial et pénétrer la zone d’antigravité. Le rayon détruirait complètement l’onde électromagnétique du vaisseau. Avec ce moyen, même si le vaisseau n’explosait pas, il serait forcé de s’écraser à cause de la destruction de sa capacité à s’opposer à la gravité.

Tesla avait compris que le canon à particules était comme un éclair d’orage, avec la même capacité destructrice, mais mieux contrôlée. Les recherches et expériences conduites après 1980, pour un prototype de canon à particules, définirent deux types d’armes : celles qui seraient utilisées exclusivement dans l’espace et celles qui seraient utilisées sur la Terre. Chacune avait des caractéristiques différentes mais les similitudes du canon à particules étaient les mêmes pour les deux. Alors que Corso commençait à travailler sur la recherche de base pour le canon à particules, les scientifiques lui dirent que l’arme devait avoir 6 caractéristiques afin de lui permettre de détruire sa cible :

1. Le rayon devait voyager à très haute vitesse, proche de la vitesse de la lumière, pour que les cibles ne puissent s’échapper. Même les ovnis voyagent moins vite que la lumière (??).

2. Le rayon devait rester assez longtemps sur sa cible pour lui faire des dommages. Sur Terre, il suffirait de quelques secondes, mais dans l’espace, où les distances sont plus grandes, il faudrait un peu plus de temps pour détruire la cible.

3. Vous deviez être capable de pointer immédiatement le rayon sur sa cible. Comme, par exemple, s’il fallait pointer le rayon sur de multiples ogives. Il devait pouvoir le faire en quelques secondes : tir, déplacement, tir, déplacement, etc.

4. Le rayon devait être capable de pénétrer la cible pour lui causer de vrais dommages et pour détruire l’électronique.

5. Le rayon devait être capable de tuer à travers sa pulsion électromagnétique. Utilisée comme arme spatiale, la pulsion électromagnétique aurait un effet similaire sur les satellites ennemis, tuant leurs programmes de contrôle et rendant leurs systèmes de guidage inopérant.

6. Un canon à particules, comme le laser, devait pouvoir être utilisé sous n’importe quelle condition météorologique.

À la fin des années 50, alors que les scientifiques réfléchissaient sur la façon de faire un prototype opérationnel, ils réalisèrent qu’ils avaient besoin d’un générateur de puissance assez fort pour générer le rayon. Quand Corso quitta le pentagone, le travail continua sur la théorie d’une telle arme mais rien de plus ne fut fait pour réunir les sommes importantes de ces technologies comme : l’accélérateur de particules atomiques, les ordinateurs de ciblage, les lasers à haute énergie, et sur la façon de rendre tout ceci portable. Aujourd’hui, toutefois, des versions basse énergie de ces armes à énergie-dirigée sont actuellement sur le marché pour l’installation sur les voitures de police comme arme contre les véhicules en fuite, comme moyen pour arrêter une poursuite avant même qu’elle ne commence. L’onde électromagnétique détruirait le système de démarrage de la voiture. Pour Corso, l’ironie à toujours été dans le lien étroit entre le travail historique, les découvertes de Nikola Tesla, et la technologie que les extraterrestres avaient développée d’après les évaluations de l’épave de Roswell.

Tesla avait expérimenté la transmission d’énergie sans fil, et les extraterrestres semblaient avoir utilisé une sorte de transmission d’énergie sans fil pour leur système de défense et de navigation. Tesla avait écrit des théories sur la manipulation ou la distorsion du champ gravitationnel à travers des ondes électromagnétiques, et les extraterrestres semblaient avoir utilisé, justement, cette sorte d’énergie comme système de propulsion. Et les descriptions de Tesla sur le rayon de la mort étaient devenues au final les bases pour la défense américaine face aux extraterrestres. Pendant que les scientifiques, des années 50 aux années 70, argumentèrent sur le coût d’une telle arme, d’autres, qui comprenaient la vraie menace venant de l’espace, argumentèrent qu’il y avait d’autres ennemis derrière l’Union Soviétique qui auraient, un jour, la technologie pour lancer des missiles nucléaires contre les USA. Personne n’aurait osé dire qu’ils devaient se défendre contre les soucoupes volantes.

En fait, ce n’est pas avant l’élection de Donald Reagan, en 1980, que le canon à particules revint sur scène puisqu’il faisait partie du débat, très chaud, mais stratégie réussie, du SDI (Strategic Defense Initiative) ou « Star Wars ». Une stratégie comme « Star Wars » et le test de quelques uns de ses composants, suffirait à mettre les USA en temps de guerre contre les EBE et montrerait aux Soviétiques que les Américains avaient, finalement, une vraie dissuasion nucléaire. L’histoire complète, derrière le SDI et la façon dont il changea la guerre froide et força les extraterrestres à changer leur stratégie pour cette planète, est une histoire qui n’a jamais été racontée. Mais aussi spectaculaire que cela semble être, le déploiement restreint du SDI est l’histoire sur la façon dont l’humanité a gagné sa première victoire contre un ennemi supérieur en puissance et en technologie.

 

18 – Star Wars (la Guerre des Étoiles)

Au printemps 1962, le général Trudeau avisa Corso de son intention de partir à la retraite. Il ne serait pas le commandant des forces US au Vietnam, lui avait-on dit. Tous ceux qui le connaissaient, le respectaient ou le craignaient. « Il n’y aura plus d’autres Pork Chop Hill, Phil » dit-il quand il apprit que le général Maxwell Taylor, avec le support de l’armée, était passé au-dessus de lui pour le commandement du Sud-Vietnam. Cela voulait dire que c’était son dernier commandement et qu’il se retirerait comme lieutenant général.

« Nous gagnerions si nous étions là-bas, général » dit Corso avec fureur, « vous et moi savons ce que nous avons appris en Corée. » Peut-être que le général vit le visage de Corso rougir parce qu’il dit « Non, nous irions probablement en cours martiale à cause de ce que nous avons appris en Corée. Pensez à ce qu’ils nous auraient fait si nous avions gagné la guerre ».

Puis il rigola, « nous aurions fait passer les communistes comme mauvais. Vous savez que vous ne pouvez pas faire cela, Phil ».

Le général faisait ses ‘au revoir’ et commençait à compter les jours jusqu’à ce qu’il puisse échanger son uniforme contre des vêtements civils. Il avait commandé les R&D pendant 6 ans. Bien que le général ne commenta pas explicitement les faits incroyables qu’ils avaient découverts dans le dossier de Roswell, parce qu’il estimait que ce n’était qu’une partie de son travail, il plaisanta de ceci, de temps en temps, avec son vieil ami, le sénateur Strom Thurmond. Plus d’une fois, Corso trouva le sénateur et le général assis dans le divan du général et les regardait alors qu’il entrait.

« Dans quelle sinistre chose pensez-vous que Phil se trouve ? » disait le sénateur Thurmond en dissimulant à peine son sourire. « Vous étiez dans votre dossier de vieilleries, Phil ? » répondait le général. « J’espère que vous savez lire l’avenir, Phil » dit le sénateur Thuant à peine son sourire. « Vous étiez dans votre dossier de vieilleries, Phil ? » répondait le général. « J’espère que vous savez lire l’avenir, Phil » dit le sénateur Thurmond, « avec ce que vous lisez, vous pouvez tout prédire. »

« Juste en me comportant comme un bon officier des renseignements, monsieur » répondit Corso, « mon travail est de lire des renseignements et de faire des analyses. »

« Eh bien, ils ne vous ont pas encore rendu fou, Phil » dit le sénateur, et tout le monde dans la pièce savait ce que « ils » voulaient dire même s’ils n’étaient pas autorisés à parler de « ils » en public. Corso préparait ses dossiers pour le général Beech, le nouveau chef des R&D, tout en sachant qu’il préparait sa propre retraite qui viendrait à la fin de 1962. Donc, il devait se préparer à devenir silencieux à propos de Roswell tout en préparant le maximum de projets dans les six mois restants. Corso et son nouveau patron avaient un accord tacite de ne rien diffuser sur Roswell et sur les dossiers. À la fin de l’été 1962, de mauvais rapports circulaient à Washington à propos de cargos russes entrant dans les eaux cubaines. Le trafic était intense, mais les renseignements ne savaient pas ce qu’il s’y passait. La CIA était complètement muette. Quelle que soit la raison, la CIA devait minimiser la chose parce que l’administration de Kennedy ne voulait pas de confrontation avec l’Union Soviétique.

 Qu’est-ce que c’était ?

 Pourquoi les Russes amassaient des troupes là-bas ?

 Était-ce des exercices militaires ?

Kenneth Keating

La réponse vint avec une série de photographies de surveillance, prisent par avion espion, que Corso put voir grâce à des amis à l’intérieur du pentagone. Sur ces photos, on pouvait voir des missiles balistiques soviétiques qui pouvaient atteindre Washington en quelques minutes. Malgré ces photos, l’armée n’avait rien à dire, pas plus que l’US Air Force ou que la Navy. Quelqu’un devait mettre à jour tout ceci et donc Corso appela un de ses amis, le sénateur de New-York, Kenneth Keating, et lui demanda ce qu’il savait. « Que voulez-vous dire par missiles, colonel Corso ? » Dit-il, « quels missiles ? Où ? »

C’était en Octobre 1962. « À Cuba, sénateur » dit Corso, « ils se tiennent à Cuba en attendant d’être déployés sur des lanceurs. Vous ne le savez pas ? » La vérité est que le sénateur Keating ne le savait pas, pas plus que le député Mike Feighan, que Corso appela aussi. « Ces informations viennent de nos meilleures sources » leur dit Corso, « J’ai pu voir les missiles moi-même. Je sais à quoi ils ressemblent. Ce n’est pas une simple photo mais toute une série qui suit depuis des semaines les cargos soviétiques. » Le sénateur Keating demanda à Corso si le président Kennedy était au courant de l’existence de ces missiles. Mais Corso lui répondit qu’il n’avait pas les moyens de le savoir. Pour Corso, il était clair que l’administration essayait de garder les informations à l’écart du public, ainsi ni les Soviétiques ni les Cubains ne seraient embarrassés.

Corso savait aussi qu’il prenait un grand risque en parlant au sénateur Kealing et au député Feighan. Il faisait fuir des informations militaires. Un des vieux amis de Corso, dans la presse de Washington était Paul Scott. Ses articles apparaissaient dans le « Boston Globe » et le « Washington Post ». Si Corso lui donnait son histoire, elle serait diffusée dans le Globe et le Post en même temps, obligeant le président à faire face et l’obligeant à prendre des décisions. Corso n’aimait pas cela, mais il n’y avait pas d’autres moyens. Donc lui, Kealing et Feighan coordonnèrent une stratégie. Corso appela Scott et lui dit qu’il avait vu quelques photos. Ils se rencontrèrent mais pas au pentagone, et Corso lui décrivit les copies de photos qu’il avait vues et lui expliqua, sans révéler quoi que ce soit de classifié, leur méthode de surveillance, comment les photos avaient été prises, pourquoi elles étaient authentiques, et ce qu’elles voulaient dire. « Vous comprenez que j’ai vu ces cylindres » lui dit Corso, en dessinant sur un bloc-note de fins cylindres. « Ce sont des missiles balistiques qui peuvent toucher Washington, New-York, ou Boston quinze minutes après le lancement. Nous ne pourrons détecter ces bébés que lorsqu’ils seront en-dessous de l’orbite et en descente. Il nous reste à peu près cinq minutes pour nous cacher sous nos bureaux. Mais avec des têtes nucléaires, toute personne se trouvant à côté de leur détonation ne sera pas protégée. »

« Pourquoi les Cubains voudraient-ils entrer en guerre avec les USA ? » demanda Scott. « Ce n’est pas les Cubains » répondit Corso, « ce sont les Soviétiques. Ils ont le contrôle complet. Ils ont leurs propres troupes sur l’île et ils vont nous menacer d’un lancement si nous ou quelqu’un d’autre allons essayer d’expulser Castro. »

« Pourquoi me dites-vous cela ? » demanda Scott. « Parce que » dit Corso, « le président est au courant mais ne fera rien du tout. » Le journaliste était choqué. Il se doutait que Kennedy voulait éviter toute confrontation jusqu’à son second mandat, mais c’était une complète capitulation. Il dit : « Il ne peut pas laisser passer cela ».

« Ho ! Oui, il peut » dit Corso, « Si nous ne sortons pas l’histoire, il laissera passer. Le président a rentré sa tête dans le sable en espérant que personne ne viendra le déranger. Vous devez mettre cette histoire dans le Globe afin de l’obliger à faire face à tout ceci. Alors les Soviétiques sauront que Kennedy sait et cela fera un désordre complet. »

« Mais si cela déclenche une guerre ? » demanda Scott. « Au-dessus de Cuba ? Écoutez, même le propre peuple de Khrouchtchev n’est pas prêt à sacrifier Moscou pour La Havane. » Répondit Corso, « C’est un stratagème russe ». L’histoire apparue dans le Boston Globe et le Washington Post dans les jours qui suivirent, forçant le président à revenir à Washington pour se confronter à la crise. Avec sagesse, le président Kennedy ne fit pas l’invasion de Cuba. Leur blocus de Cuba humilia Nikita Khrouchtchev, et son stratagème échoua. Kennedy fut un héros. Si la guerre froide semblait complexe et chaotique au début des années 60, imaginez ce que cela devait être lorsque vous deviez faire face à une autre guerre froide, ou la « vraie » guerre froide contre les extraterrestres, comme le disaient certains.

C’était comme un éléphant dans une pièce, tout le monde le voyait mais tout le monde déniait. Sa présence était si imposante que vous deviez marcher autour. Ses balancements de trompe étaient si forts que vous deviez vous baisser lorsqu’elle passait au-dessus de votre tête. Vous deviez faire attention à ce que le gros éléphant ne vous marche pas sur les pieds, et vous deviez faire attention à ne pas vous tenir trop prêt de son arrière train pour ne pas être enterré avec ce qui pouvait en sortir. Les mains de l’armée étaient liées par l’opération de camouflage et par le refus du gouvernement à laisser les militaires gérer la menace extraterrestre avec leurs propres ressources. Mais, plus d’un membre du congrès connaissait cela, et ils étaient aussi concernés que les militaires par l’intrusion des EBE, par les abductions humaines et les mutilations de bétail, et l’appui de l’agenda militaire pour un programme de développement d’armes dans l’espace. Les militaires étaient convaincus que, quelle que soit la provenance des ovnis extraterrestres, ils tripatouillaient la Terre, opérant avec impunité, et manipulant les humains continuellement et secrètement. Ceux qui dans l’armée savaient ce qui se passait, pensaient aussi qu’ils pourraient faire l’expérience d’une invasion qui serait bien plus qu’une infiltration.

Les EBE compromettaient les systèmes de défense et le gouvernement américain, suggéra Corso ; et quand le temps du conflit viendrait, les humains seraient vulnérables. Pour sa part, le général Trudeau, dans les quelques mois avant sa retraite, fit un certain nombre d’apparitions devant le congrès. Il argumenta que l’armée devait avoir une vraie place dans l’espace et qu’ils avaient une capacité de défense par missiles. L’armée avait été capable d’utiliser les scientifiques allemands dans les mois qui suivirent la fin des combats en Europe. Ce n’était pas juste une histoire pour avoir le budget maximum, certifia le général.

L’U.S Air Force était un service militaire et avait des officiers et du personnel qui savaient comment se battre. Mais, le congrès et le président décidèrent que la Nasa devrait contrôler le programme spatial. À la fin des années 60, toutefois, ils avaient inversé leur décision et avaient réalisé qu’il y avait un très sérieux aspect militaire dans l’exploration spatiale. Le général Trudeau avait aussi ses alliés dans les entreprises qui travaillaient pour la défense. Pas seulement des scientifiques, mais aussi des membres de direction qui suspectaient l’armée d’avoir une urgence pour le développement des armes à utiliser dans l’espace. Quelques uns d’entre eux réalisèrent même que les militaires devaient avoir un agenda caché, parce que chacun des projets qu’ils proposaient, comme le programme Horizon, semblait conçu pour une guerre contre un ennemi bien plus puissant que les Soviétiques.

Le général Trudeau était le père du missile balistique et la personne qui, des années 50 aux années 60, fit en sorte que les forces armées utilisent ces missiles pour leur propre utilisation. Quand vous regardez ce que Corso appelle l’histoire secrète des USA depuis 1947, vous savez qu’il y a un éléphant invisible dans la pièce et qui marche tout autour. Le trou noir est une meilleure analogie : les trous noirs, résidus d’étoiles qui se sont effondrées sur elles-mêmes (Ndbl – je ne prendrais pas cette explication comme vérité absolue) , avalent la lumière et la gravité et les compressent, comme un compresseur galactique, en quelque chose que seuls les physiciens sur les particules subatomiques, peuvent décrire et qui ne peut pas être vu. Seuls les effets peuvent être déterminés de la façon dont la lumière et la gravité semblent se comporter autour d’eux. Donc, vous pensez qu’un trou noir se trouve à un endroit précis en voyant la façon dont la lumière et la gravité se courbent comme la route que suit l’eau dans un évier qui se vide. C’est ce à quoi ressemblait la vérité autour de leur stratégie de la guerre froide et le développement d’armes exotiques.

Depuis 1947 et la formation du groupe de travail, chaque nouvelle couche de bureaucratie opérait dans le trou noir de la stratégie ovni et le rassemblement de renseignements se trouvait lui-même encore plus pris au piège dans la confusion de ce qui était vrai ou faux. En l’absence d’une politique claire qui aurait pu maintenir le tout de génération en génération, la stratégie sur les EBE s’emmêla dans sa propre toile.

Après décembre 1947, quand le général Hoyt Vandenberg, le chef d’équipe de l’Air Force, dirigea celle-ci pour évaluer et suivre les observations d’ovnis, ceci en réponse au groupe de travail, le ‘Projet Sign’ commença. Sign fut si critiqué que même J. Edgar Hoover, en 1947, ordonna que tous les futurs rapports ne soient pas étudiés par des agents du FBI mais envoyés à l’Air Force. Bien que l’Air Force ne regardait pas, officiellement, les ovnis, le projet Sign examina 243 observations et envoya ses rapports en février 1949. Mais au même moment, Sign faisait son évaluation, le « Air Technical Intelligence Center » émit son propre document appelé « Estimation de la situation ». Au fond, mais naïvement, le document en vint à la conclusion qu’ils devaient traiter avec les intrus extraterrestres qui les observaient depuis des ovnis. Le général Vandenberg fut furieux.

Corso se demanda pourquoi ce général, qui était, après tout, le premier à avoir ordonné ce rapport, refusa de se joindre au général Twining et l’amiral Hillenkoetter, pour dire au président de commencer à diffuser cette information. Quand le général Vanderberg lu l’« estimation de la situation », il fuma et ordonna que le rapport soit réduit en cendre avant que quiconque puisse le lire. Ce fut une des dernières estimations officielles sur la situation des ovnis avant que la vraie opération de dissimulation ne se mette en place. Mais l’absence chronique de politique gouvernementale concernant les rapports sur les ovnis continua.

Le Projet « Grudge » lista et évalua 244 observations d’ovnis. Les généraux Twining et Vandenberg en avaient assez. En 1952, l’Air Force initialisa le ‘Projet Blue Book’. En fait, s’ils ne pouvaient rien faire contre le fait que les ovnis soient connus du public, ils devaient faire en sorte de calmer la peur du public à propos des observations d’ovnis. Blue Book fut cette pommade. Quel que soit ce que le groupe de travail était supposé devoir faire en 1952, cela ne satisfaisait pas la NSC, qui ordonna à la CIA de déterminer si l’existence des ovnis pouvait créer un danger pour les USA. Bien sur, la CIA le savait déjà, parce que deux de ces directeurs avaient été membres du groupe de travail, savaient que les ovnis avaient des intentions hostiles et pas seulement avec les USA, mais aussi avec les Soviétiques, les Italiens et les Scandinaves.

Le 14 janvier 1953, juste avant l’inauguration (?) par le président Eisenhower, des officiels de la CIA et des officiers de l’Air Force se réunirent au pentagone pour discuter de la situation des ovnis et de ce que leur groupe de travail avait appris sur ce point. La commission Robertson passa trois jours à lire les observations d’ovnis assemblées par l’Air Force et vit deux films contenant des supposées soucoupes volantes. La commission conclut qu’il n’y avait pas de danger pour les USA et recommanda au gouvernement de commencer à déclassifier les observations d’ovnis en général. Ceci, comme le rapporta la CIA en 1988, fut la seule réponse officielle du gouvernement envers les observations d’ovnis. Une année après, la Maison Blanche fut d’accord qu’il était nécessaire d’avoir une politique gouvernementale pour diffuser l’information sur les ovnis à la presse. Le général Twining, maintenant chef de l’Air Force, signa la note 200 - 2, qui donnait la permission de diffuser un rapport aux médias seulement quand l’objet était identifiable, comme une météorite ou un gaz de marécage. (Ndbl - Manipulation, mensonge, encore et toujours.)

Mais seule l’ATIC (Air Technical Intelligence Center) pouvait donner l’autorisation de diffuser une information sur les ovnis. C’est elle qui disait quel objet était identifiable et quel autre ne l’était pas. À travers les années 1950, Corso vit comment le gouvernement devint de plus en plus secret sur les ovnis et même en privé. À côté de cela, les Soviétiques avançaient à grandes enjambées dans la course pour aller dans l’espace et les Américains ne savaient pas s’ils coopéraient avec les extraterrestres. C’était une guerre dans la guerre.

En 1961, l’Air Force commença deux projets secrets. « Moon Dust » (poussière de Lune) avait pour but d’établir des équipes de récupération pour les véhicules spatiaux « étrangers » écrasés. Officiellement, l’Air Force cherchait à récupérer les satellites Russes qui pouvaient tomber au sol, mais en fait, c’était une récupération d’ovni.

Dans le projet « Blue Fly », l’Air Force autorisa la livraison immédiate des vaisseaux spatiaux étrangers, crashés, à la base Wright-Patterson, Ohio, pour évaluation. C’était une répétition de la récupération du véhicule de Roswell par le général Twining, en 1947. La NASA avait le mandat du président pour gérer l’exploration spatiale mais l’armée devait faire la défense face à une menace extraterrestre. Les projets de l’Air Force, « Saint » et « Blue Gemini », des années plus tard, furent les excroissances de l’USAF 7795, un numéro de code pour le premier programme de l’USAF anti-satellite. Une opération agressive conçue pour localiser, suivre, et détruire des satellites de surveillance ennemis ou, plus important, des ovnis en orbite. En utilisant la technologie développée par les R&D, l’Air Force, puis l’armée, prenaient la première étape pour la défense du système de missiles U.S contre les attaques Soviétiques venant de l’espace et de défendre la planète contre les intrusions des ovnis.

« Saint » était un satellite destiné à inspecter les ovnis, une version du satellite Agenda B que la CIA avait déjà utilisé. Son travail était la surveillance. Trouver un satellite ennemi potentiel ou un ovni et se caler sur lui avec sa caméra et son radar. Une fois le calage fait, Blue Gemini, le satellite tueur, pouvait se déplacer. Blue Gemini était une version militaire du satellite Gemini de la NASA. Sa mission était de surgir d’une orbite supérieure et de détruire le satellite ennemi ou l’ovni. Si possible, Blue Gemini devait essayer de « capturer » un ovni en le rendant immobile en attendant que des astronautes militaires viennent récupérer tout ce qu’ils pourraient. Ces deux armes, sous la couverture d’autres missions, sont déployées, et aujourd’hui elles forment des lignes de défense dans un système de surveillance antimissile et anti-ovni. Saint et Gemini furent les premières étapes importantes dans leur guerre contre les ovnis.

La technologie venue des R&D, dans les années 60, et récupérée des extraterrestres, leur donna la capacité d’installer une défense de cette sorte contre les extraterrestres même si dans les heures qui suivirent l’écrasement de Roswell, la situation semblait perdue. Le 17 décembre 1969, le secrétaire de l’Air Force annonça la fin du projet Blue Book. Il dit que Blue Book avait vu plus de 3000 cas et qu’il n’y avait pas de menace pour la sécurité nationale. Le projet Blue Book avait fait son travail et maintenant le ciel était sans danger. Mais les évaluations militaires sur les ovnis continuèrent sans interruption.

En 1975 et début 1976, les entrepôts militaires d’armes nucléaires à Loring AFB, Maine, au SACF, Dakota du Nord, et d’autres dans le Montana et le Michigan avaient été sérieusement approchés par les ovnis. (Ndbl - A l’époque, l’armée avait déclaré qu’il s’agissait de drones.) Pas seulement des observations aléatoires. Les ovnis continuaient à surveiller et à scanner, détecter, enregistrer les manœuvres de ces bases. Pendant 50 ans, la guerre entre les Américains et les ovnis continua et les Américains essayèrent de se défendre eux-mêmes contre ces intrusions. À la fin des années 70, ils réalisèrent que l’arme à énergie dirigée et le laser haute énergie seraient bien plus efficaces qu’un satellite explosif, leur capacité défensive serait bien meilleure. Dans les années 80, lesprésidents Reagan et Gorbatchev reconnurent la nécessité de coopérer contre un ennemi commun.

Pour sa part, le président Reagan poussa fort pour le développement et le déploiement rapides d’une technologie spatiale de défense pour défendre la planète. Appelée la SDI et appelée « Star War » par la presse, la SDI fut décrite par le président lui-même, comme « Un écran défensif qui ne blesserait pas le peuple mais qui abattrait les armes nucléaires en approche avant qu’elles ne blessent le peuple. » Malgré les avertissements comme quoi la SDI ne fonctionnerait pas, qu’elle était un grand risque non-scientifique, qu’elle ne pourrait pas fournir le bouclier suffisant contre les missiles nucléaires, qu’elle violerait le traité ABM...eh bien, elle fonctionna !

Ils n’auraient pas à descendre des centaines de missiles nucléaires russes et les Soviétiques ne s’étaient jamais vraiment souciés du traité ABM parce qu’ils savaient qu’ils ne lanceraient pas une première frappe. Ils savaient tous quelles étaient les véritables cibles du SDI, et ce n’était pas des ogives ICBM. C’était les ovnis qui pensaient être invulnérables et invisibles. Ces créatures n’étaient pas des venues bienveillantes pour éclairer la race humaine. C’était des robots humanoïdes génétiquement modifiés, (Ndbl – tout comme nous tous) des clones, qui enlevaient des spécimens sur la Terre pour leurs propres expériences. Cachez la vérité et la vérité devient votre ennemie. Dites la vérité et elle devient votre arme.

Les Américains cachèrent la vérité et les EBE utilisèrent ceci contre les humains, jusqu’en 1974, où les humains réussirent à descendre un ovni à la base de Ramstein, Allemagne. Les extraterrestres avaient essayé d’interrompre le programme spatial depuis des années. Mercury, Gemini, Apollo et même la navette spatiale. Les Américains n’avaient pas de réponse à donner, jusqu’au SDI. Une fois lancés et testés, les lasers spatiaux, ou HEL, faisaient la même chose que les éclairs d’orages durant les nuits du 3 et 4 juillet en 1947, lesquels avaient perturbé la propagation de l’onde électromagnétique du vaisseau spatial volant au-dessus de Roswell. Quand ils essayèrent leurs canons à particules en orbite, ils surent que les EBE savaient qu’ils savaient qu’ils avaient une défense de la planète en place. Gorbachev était aussi content parce que Reagan avait garanti que les USA étendraient leur bouclier de défense au-dessus de l’Union Soviétique.

Les deux leaders se tapèrent dans les mains et s’étreignirent en public. Ce qu’ils avaient accompli ensemble, coopérant alors qu’ils étaient supposés se battre, n’était rien de plus qu’un miracle. Maintenant, quand la navette spatiale s’accroche à MIR et que les astronautes et cosmonautes mangent ensemble un toast et boivent de la vodka dans des tubes en plastique, ils peuvent regarder dans les profondeurs de l’espace, ils savent qu’il y a un bouclier électronique autour d’eux. Maintenant que la guerre est juste sur le point de finir, la vérité va finalement être révélée. La vraie vérité derrière 50 ans d’histoire (Ndbl. 20 ans de plus aujourd’hui, nous sommes en 2018).

Quand la vérité sur l’intervention extraterrestre sur notre planète sera finalement révélée, cela n’effraiera plus, même si cela sera un choc.

 

Conclusion

Herbert A

De retour en 1950, Corso se rappelle avoir vu à la télévision une série qui s’appelait « J’ai vécu trois vies ». Cela racontait les exploits de Herbert A. Philbrick, qui décrivait la « fantastique mais véritable » histoire de sa vie comme membre du parti communiste et comme agent souterrain du FBI. Des années plus tard, une fois son passage aux R&D, Corso se rappelle avoir pensé comment sa propre vie était aussi « fantastique mais véritable » et comment lui et le général Trudeau avaient changé le cours de l’histoire. Quelques personnes savaient que ce qui sortait des R&D dans les années 60 avait pour base l’écrasement d’un ovni qui « officiellement » n’avait jamais eu lieu. Les vies étaient menacées, les carrières détruites, les enfants effrayés par les hommes des renseignements de l’armée s’ils racontaient ce qu’il s’était passé. Mais, ils étaient tous des Américains loyaux, et même s’ils avaient quelque doute à propos du fait de cacher la vérité, ils le faisaient parce que c’est ce que l’armée voulait.

Beaucoup de gens ont critiqué l’armée et le gouvernement sur le fait d’avoir maintenu une opération de dissimulation à propos de Roswell, pas seulement sur le moment mais à travers les années.

Pour ceci, Corso a besoin de dire un mot pour défendre ce que l’armée a fait. Il est facile de critiquer si vous n’êtes pas quelqu’un qui comprenne la politique qui gouverne les pensées à un moment de l’histoire. La transition d’un pays en guerre en un pays en paix ne s’est pas faite d’un coup (Ndbl – tout comme le monde ne s’est pas fait en six jours comme cela est rédigé dans certaines écritures et déclaré par l’Église, mais en millions d’années, et en sachant, en outre, que nous ne sommes pas seuls. Nous ne l’avons jamais été.)

La dernière fois où une annonce publique fut faite sur l’atterrissage des extraterrestres, même si c’était du cinéma, la panique s’ensuivit. Suite à la guerre et aux craintes entourant la guerre froide, ils ne voulaient pas risquer une autre panique. Donc, les militaires recommandèrent à la Maison Blanche de rester silencieuse. Et tout comme le secret entourant le ‘Projet Manhattan’, aucun mot ne sortit. Et pendant 50 ans, cette politique gouverna le comportement du gouvernement et des militaires à propos de l’existence des ovnis et de l’écrasement de Roswell.

Vous pouvez vous demander aussi pourquoi ce secret est resté si longtemps. Y-a-t-il eu une autre opération de dissimulation aussi efficace et inconnue des présidents successifs, année après année, jusqu’à ce qu’elle soit stoppée ? En fait, il n’y eut qu’une seule opération de ‘maquillage’ semblable, qui commença après la guerre, son nom était « Shamrock ». James Forrestal, un des membres du groupe de travail sur les ovnis, parvint à convaincre son patron, le président Truman, en 1947, de continuer à travailler avec ITT (International Telephone and Telegraph), avec Western Union, et RCA, pour mettre leurs communications internationales sous écoute par les renseignements militaires américains. Même si sa proposition initiale était de surveiller toute communication, comme les transmissions militaires secrètes, il n’y eut pas de contrôle sur ce qui était inspecté et ce qui ne l’était pas. Ce programme continua durant les 28 années suivantes et resta secret de tous les présidents jusqu’à ce qu’il s’arrête sous l’administration Ford, en 1975.

Est-ce que Shamrock voulait dire que les ovnis existaient ? Bien sur que non. Mais il révèle la capacité du gouvernement américain pour garder un projet secret, même aux yeux du président des USA, comme le groupe de travail sur les ovnis à l’époque de James Forrestal. Alors, que pense Corso de tout cela, de tout ce qui s’est passé et de tout ce qu’il a fait ? À cette époque, il était dans la routine d’un officier des renseignements militaires, et ne s’était pas réellement arrêté pour penser aux implications des ovnis et des EBE. Il comprenait qu’ils combattaient dans une guerre froide contre les Soviétiques et dans une guerre d’escarmouche contre les extraterrestres. Il pense que les intentions des extraterrestres étaient, et restent, hostiles, et il pense que les Américains ont pris l’avance nécessaire pour développer des armes qui pourraient atténuer leur crainte.

En fait, les militaires américains ont des armes bien plus puissantes, plus précises que celles utilisées dans le film « Independance Day »

( Ndbl – mais bien moins puissantes et développées que ce que possèdent ces civilisations qui nous rendent visite depuis des millénaires voire des millions d’années et qui nous ont ‘créés’ à LEUR image. Nous ne commençons qu’ à explorer l’espace, et même si aujourd’hui l’homme a pu envoyer ce 12 août 2018 une sonde qui est supposée atteindre la périphérie du soleil en traversant l’espace à 700.000 km/h, nous ne sommes nulle part sur ce que représente la technologie de ces civilisations qui ont ‘évolué’, elles aussi. On ne peut pas prétendre en quelques décennies rattraper des millions d’années d’évolution technologique et autres parce que des êtres ont daigné nous prouver que nous ne savions rien en nous laissant des preuves de leur existence. Nous ne sommes pas seuls et ne l’avons jamais été. Quand nos gouvernements avanceront d’un « petit pas » pour notre supposée « Humanité », l’homme avancera d’un « grand pas » dans la confrérie galactique. Là d’où nous venons.

Ils peuvent frapper ces mecs demain, avec des lasers à haute-énergie et des canons à particules qui viennent directement du film « Star Wars ». Ces armes ne sont pas de la science-fiction, elles sont la réalité. Si vous voulez en savoir plus, allez faire un tour sur le site web de l’ « US Army Space Command ». Le SDI est le résultat direct des recherches de Corso et du général Trudeau aux R&D en 1962. Quelquefois, les choses poursuivent leur route comme elles sont supposées le faire. Quelquefois, vous avez la chance de sauver votre pays, votre planète, et même votre espèce. Et quand ce moment arrive, comme disait David Crockett : Soyez sûr d’avoir raison, et alors allez-y.

 

(Ndbl – Aujourd’hui, notre monde ne ressemble plus à rien de ce qui nous a été enseigné. Nous ne sommes plus qu’une civilisation qui est supposée avoir évolué d’un primate lointain, d’un rat voire même d’un oursin de mer, mais nous savons que nous avons toujours été visités. Les invraisemblables artefacts qui jonchent notre planète nous prouvent à quel point nous n’avons jamais été maîtres de notre monde. Le plus grand des architectes ne prétendra jamais vouloir relever le gant en construisant une quelconque pyramide dont des centaines jonchent notre sol depuis des millénaires. Nous avons fait, nous faisons et nous ferons toujours partie des étoiles. NOUS sommes la création de ces ‘dieux’ mais ils n’ont rien de divin. Ils ont juste des millions d’années d’avance sur nous et ce sont nos lointains ancêtres qui en les observants leur ont donnés l’appellation de ‘dieux).

 

Et la Terre Intérieure ?

Terre intérieure

Afin de vous rendre compte que tout n’est pas comme on veut nous le faire croire, voici une photo qui a été prise de la Terre dans le milieu des années 1960, lors d'une mission Apollo. Comme vous pouvez le constater, on découvre sur celle-ci, que sur la région du pôle Nord se dévoile une immense entrée, une ouverture indéniable qui donne accès à la Terre intérieure.

Étrangement, cette image fut dévoilée en son temps dans un ouvrage non scientifique. Plus jamais, par la suite, une photo de la Terre affichant cette entrée ne fut publiée.

Peu de ce que l’on nous enseigne n’a de vérité, mais bien des vérités reposent dans ce qui nous est caché.

 

Airl, l’extraterrestre de Roswell

En 1947, alors que venait de survenir plusieurs crashs dans la région de Roswell/Corona/San Augustin, Matilda O’Donnell MacElroy, infirmière pour le 509è groupe de bombardement se vit remettre la délicate tâche de servir d’intermédiaire entre l’EBE et l’armée. Ayant subi de très graves menaces à l'époque, au cas où elle déciderait d'ébruiter l'affaire, Matilda ne put que se résilier à se taire. C'est seulement 60 ans plus tard, alors qu'elle savait qu'elle n'en avait plus pour longtemps qu'elle décida de tout révéler. Les transcriptionsqui avaient été faites cette année là ne lui furent jamais réclamées mais celles que l’armée avaient gardées ne furent jamais dévoilées mais classées ‘Top Secret’.

En lisant ses propos, vous découvrirez combien il existe de similitudes entre le livre de Corso et celui de Matilda surtout en ce qui concerne l’extraterrestre.

Si vous n’avez encore eu l’occasion de lire ces transcriptions, je vous invite à le faire sous ce lien.

 

Bonne lecture.

 

partie 1

Posté par Pat Burns à 15:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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